La méthode
Les trois leviers qui pilotent la prise de muscle — et pourquoi le programme généré s'appuie sur un Haut/Bas à 4 séances/semaine par défaut.
Volume
Combien de séries
Intensité
Charge & proximité à l’échec
Fréquence
Combien de fois / semaine
Volume
Schoenfeld BJ, Ogborn D, Krieger JW · Journal of Sports Sciences · 2017
Plus le volume hebdomadaire par groupe musculaire augmente (jusqu'à un certain point), plus le gain de masse musculaire tend à être important. Au-delà d'environ 20 séries/semaine, les gains supplémentaires sont faibles et très variables selon les individus.
Gain de masse musculaire moyen par tranche de volume hebdomadaire (approximatif / illustratif) — illustratif
Intensité
Schoenfeld BJ, Grgic J, Ogborn D, Krieger JW · Journal of Strength and Conditioning Research · 2017
Sur une large plage de charges (environ 30 % à 85 % de la charge maximale sur une répétition), l'hypertrophie obtenue est comparable — à condition que les séries soient poussées suffisamment proche de l'échec musculaire. La force maximale, elle, progresse davantage avec des charges plus lourdes. Autrement dit : pour la prise de masse, c'est la proximité à l'échec qui compte au moins autant que le poids sur la barre.
Hypertrophie comparable sur une large plage de charges, à effort égal — hauteurs volontairement proches — illustratif
Fréquence
Schoenfeld BJ, Grgic J, Krieger J · Journal of Sports Sciences · 2019
À volume total égal, la fréquence d'entraînement par muscle (1×, 2× ou plus par semaine) ne change pas significativement les gains d'hypertrophie. Répartir le volume sur plusieurs séances reste utile surtout pour des raisons de récupération et de qualité d'exécution, pas parce que la fréquence en elle-même est magique.
Pas de différence significative entre les fréquences à volume égal — hauteurs volontairement proches, aucun chiffre précis inventé — illustratif
En pratique
Aucun des trois leviers ne compte vraiment isolément — c’est leur combinaison qui détermine le résultat. Un découpage Haut du corps / Bas du corps répété deux fois dans la semaine (4 séances) est une base solide parce qu’il sert bien les trois en même temps :
Ce n’est pas la seule structure valable — à 2-3 séances/semaine, un Full Body reste pertinent ; à 5-6 séances, un Push/Pull/Legs devient plus adapté. Le programme généré choisit automatiquement parmi ces structures selon la fréquence que tu as indiquée à l’étape du diagnostic.
En pratique
Sur les jours Full Body et Haut/Bas, le programme regroupe automatiquement certains exercices en supersets (ex: développé couché + rowing).
Supersets antagonistes
Robbins DW, Young WB, Behm DG, Payne WR · Journal of Strength and Conditioning Research · 2010
Enchaîner une série d'un exercice puis une série de son antagoniste (ex: développé couché suivi d'un rowing, ou curl biceps suivi d'une extension triceps), avec peu ou pas de repos entre les deux, permet de réaliser le même volume d'entraînement en une séance nettement plus courte — le muscle antagoniste n'étant pas sollicité par l'exercice précédent, il n'arrive pas pré-fatigué. C'est un gain d'efficacité pour la séance, pas une méthode qui augmente les gains d'hypertrophie en soi.
Durée de séance pour un volume d'entraînement équivalent (approximatif / illustratif) — illustratif